L’AnpE s’engage pour les femmes et l’égalité des genres

Dans le cadre de ses missions en faveur de l’emploi et de l’autonomisation des femmes, l’Agence nationale pour l’Emploi (AnpE) a organisé, le 21 mars 2025, une séance d’information et de sensibilisation à l’amphithéâtre Solidarité de l’Université de Parakou. L’objectif de cette rencontre était d’informer les participants sur les textes spécifiques consacrés à la protection de la femme et de lutter contre les violences basées sur le genre (VBG).
Me Justin ASSONGBA, avocat au Barreau du Bénin, a souligné l’importance d’intégrer la question du genre dans les politiques d’emploi et d’accompagnement des bénéficiaires des programmes de l’AnpE. Selon lui, « le constat des inégalités relevant du sexe, c’est-à-dire du genre, viole les droits fondamentaux des femmes. L’AnpE, consciente de cet enjeu, ne peut ignorer les violences faites aux femmes dans son offre de service. C’est pourquoi cette activité a été couplée avec la présentation des opportunités offertes par l’Agence afin de mieux accompagner les femmes vers leur autonomisation.
Une double approche : Volontariat et protection des droits des femmes
La séance a été marquée par deux grandes communications. La première, animée par Colombe DOYIGBE, Directrice des Ressources Humaines en charge du volontariat et Point Focal de l’Institut National de la Femme (INF) à l’AnpE, Léocadie ADJAI, Point Focal Genre à l’AnpE, et Edgard SAMBIENI, Chef de l’antenne départementale AnpE du Borgou, a porté sur les offres de service de l’AnpE, notamment le volontariat avec un accent sur le projet de volontariat pour la promotion de l’éducation de la femme.
Insistant sur sa double casquette, Colombe DOYIGBE a rappelé que le volontariat constitue un levier majeur pour sensibiliser et accompagner les femmes dans l’accès à leurs droits et à l’emploi. Une présentation détaillée de l’INF et de ses attributions a également été faite, mettant en avant les mécanismes mis en place pour soutenir les femmes victimes de violences.
Mécanismes juridiques et cadre de répression des violences faites aux femmes
La deuxième communication, assurée par Me Justin ASSONGBA, a porté sur les instruments de prévention et de répression des VBG. L’avocat a rappelé que « les violences faites aux femmes et aux filles demeurent une réalité préoccupante et en constante progression, malgré l’existence de mécanismes de protection des droits des femmes. »
Il a présenté les mécanismes institutionnels, notamment l’INF, les tribunaux et cours de justice, ainsi que les mécanismes juridiques, à travers les lois spécifiques.
« L’accent est mis sur la répression du non-respect des droits des femmes. Il a sensibilisé sur les différentes manifestations des violences, qu’elles soient physiques, psychologiques ou économiques. Certaines formes sont plus sournoises restent méconnues du grand public. », a-t-il ajouté.
Parmi les bénéficiaires de cette séance figuraient des étudiants de l’Université de Parakou, des personnes en situation de handicap, des bénéficiaires du dispositif AZOLI ainsi que des allocataires du Programme Spécial d’Insertion dans l’Emploi (PSIE). « L’Université de Parakou remercie l’AnpE pour avoir fourni aux étudiants des informations précieuses, afin de favoriser l’autonomisation, notamment des filles, et de sensibiliser les hommes aux conséquences légales de certaines actions du quotidien » s’est réjouit Dr BOUKARI Nouréni, représentant de la 3ᵉ Vice-Recteur chargée de la Coopération et de l’Insertion Professionnelle.
Cette séance n’est que la première d’une série d’actions prévues par l’AnpE


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